Pratiques Novatrice en Communication Publique

Le groupe de recherche sur les « pratiques novatrices en communication publique » (PNCP) a été créé en 2001 à l’Université Laval à partir des trois grands constats suivants :

1. le champ de la communication publique, qui regroupe les activités du journalisme, des relations publiques et de la publicité connaît depuis la fin des années 1980 des bouleversements majeurs ayant des incidences directes sur les valeurs et les pratiques professionnelles des acteurs chargés de diffuser des messages sur la place publique ;

2. l’analyse des changements qui affectent le journalisme – notamment en matière d’ écriture de presse et d’ hybridation des genres – ne peut faire l’économie d’une prise en compte des transformations qui se produisent au même moment dans les deux autres domaines (relations publiques et publicité) ;

3. seule une approche interdisciplinaire , associant des perspectives aussi diverses que celle de la communication, de la sociologie, de la science politique, de l’histoire, du droit et de l’économie permet de saisir l’ampleur et la complexité des changements à l’œuvre dans l’univers médiatique.

Convaincus de la pertinence sociale d’apporter un certain nombre de réponses aux défis que posent ces changements fondamentaux aussi bien au milieu professionnel qu’aux citoyens, les membres du PNCP ont pour objectif d’analyser l’ensemble des nouvelles pratiques du champ de la communication publique. Les divers projets de recherche du groupe portent centralement sur le système médiatique du Québec dont l’une des caractéristiques est de combiner les traditions nord-américaine et européenne en matière de traitement des messages publics.

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L’originalité de l’équipe PNCP et la complémentarité des expertises

Le Groupe de recherche sur les pratiques novatrices en communication publique (PNCP) a été mis en place en septembre 2001 à l’Université Laval par Thierry Watine, François Demers, Alain Lavigne et Charles Moumouni dans l’intention de fédérer des compétences et des approches relevant d’univers distincts autour de l’étude des métiers de la communication publique et des principales transformations du champ.

Ces quatre chercheurs sont également membres du Laboratoire de recherche sur le journalisme (LRJ) (cordonné par T. Watine jusqu’en 2001, par F. Demers depuis lors). Ils font également partie du comité de rédaction de la revue semestrielle arbitrée Les Cahiers du journalisme conjointement éditée depuis 1998 par l’École supérieure de journalisme de Lille et le Département d’information et de communication de l’Université Laval (sous la rédaction en chef de T. Watine) et membre du comité d’exécution de l’association des granit du québec.

Un cinquième chercheur de l’extérieur du Québec, Marc-François Bernier, participe régulièrement depuis septembre 2002 aux rencontres du PNCP et entretient depuis plusieurs années des liens réguliers avec plusieurs des membres de l’équipe. Journaliste pendant près de 20 ans, il est professeur-adjoint au Département de communication de l’Université d’Ottawa depuis juillet 2000. Ces dernières années, ses travaux ont porté sur le mécanisme d’imputabilité journalistique de la Société Radio-Canada, à partir notamment des décisions de l’ombudsman (de 1992 à 2002). M.F. Bernier a été le porteur d’une subvention CRSH 2005-2008 pour l’équipe.

À partir de 2003, l’équipe a aussi été subventionnée par le FQRSC dans le cadre du programme « Appui à la recherche innovante » (2003/2006).

Par ailleurs, en partenariat avec le Centre d’études administratives et politiques de l’Université de Rennes 1, les cinq chercheurs font également partie du programme international de recherche coopérative « Hybridation et création de genres médiatiques » lancé à Québec en mai 2002 lors du dernier congrès de l’ACFAS dans le cadre d’un colloque intitulé : « Pratiques novatrices en information, stratégies des médias et identité professionnelle des journalistes ».

Sur le fond, la rupture pour le moins radicale que le PNCP propose avec la perspective dominante – qui place invariablement l’information au cœur du contrat de lecture entre les journalistes et les citoyens (« pré-requis démocratique » largement entretenu par l’idéologie professionnelle et par la plupart des recherches actuelles en communication) – a conduit à opter pour une approche interdisciplinaire réunissant cinq chercheurs issus non seulement de formations différentes (communication, droit, science politique), mais ayant tous professionnellement exercé durant plusieurs années l’un des trois métiers de la communication publique (journalisme, relations publiques et publicité).

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Récente Parutions

Vient de paraître:

AUGEY, Dominique, DEMERS, François et Jean-François Tétu (dir.) (2008). Figures du journalisme Brésil, Bretagne, France, La Réunion, Mexique, Québec. Québec, Les Presses de l’Université Laval. 1er trimestre. 183 pages

Le PNCP y est présent dans deux parties:

DEMERS, François (2008). Introduction. P. 11-18. Et:

BERNIER, Marc-François Bernier, François DEMERS, Alain LAVIGNE, Charles MOUMOUNI et Thierry WATINE (2008). Québec À propos des catégories de contenus médiatiques : information, publicité, opinion, divertissement… P. 147-170.

La quatrième de couverture présente le contenu de la manière suivante:

Ce livre complète le cycle de recherche entrepris en 2002 par le Réseau d’études sur le journalisme (REJ) sous le thème « Hybridation et création des genres médiatiques ». [ndlr: Le PNCP est membre REJ depuis 2002] Le REJ a publié en 2005 un premier ouvrage issu de ces travaux sous le titre : Le journalisme en invention, nouvelles pratiques, nouveaux acteurs qui fédérait l’analyse de plusieurs équipes sur des phénomènes au niveau national de la France.
Ce second ouvrage élargit la scène à d’autres lieux du monde où ont émergé d’autres « genres » de journalisme et où on rencontre des hybridations parfois innovantes, parfois surprenantes. Ce que désigne le terme journalisme apparaît encore plus large et changeant. Cette diversité, liée à la géographie, à l’histoire, aux différences culturelles et sociales, multiplie les objets, les énonciations, les stratégies, et les « conceptions nationales », à prendre en compte pour questionner le journalisme et les recherches qui lui sont dédiées.
Mais, à travers des contextes différents et des changements, le journalisme d’aujourd’hui se révèle plus que jamais un même. Car le centre fondateur du journalisme reste en Occident, d’où a émergé comme dominante une conception fortement liée à une vie politique/étatique jugée à l’aulne du modèle « démocratique ». C’est ce qu’illustre ce livre qui présente quelques figures de la réalité contemporaine du journalisme en divers lieux du monde.

Qu’est-ce que le PNCP?

Le groupe de recherche sur les « pratiques novatrices en communication publique » (PNCP) a été créé en 2001 à l’Université Laval à partir des trois grands constats suivants :

1. le champ de la communication publique, qui regroupe les activités du journalisme, des relations publiques et de la publicité connaît depuis la fin des années 1980 des bouleversements majeurs ayant des incidences directes sur les valeurs et les pratiques professionnelles des acteurs chargés de diffuser des messages sur la place publique ;

2. l’analyse des changements qui affectent le journalisme – notamment en matière d’ écriture de presse et d’ hybridation des genres – ne peut faire l’économie d’une prise en compte des transformations qui se produisent au même moment dans les deux autres domaines (relations publiques et publicité) ;

3. seule une approche interdisciplinaire , associant des perspectives aussi diverses que celle de la communication, de la sociologie, de la science politique, de l’histoire, du droit et de l’économie permet de saisir l’ampleur et la complexité des changements à l’œuvre dans l’univers médiatique.

Convaincus de la pertinence sociale d’apporter un certain nombre de réponses aux défis que posent ces changements fondamentaux aussi bien au milieu professionnel qu’aux citoyens, les membres du PNCP ont pour objectif d’analyser l’ensemble des nouvelles pratiques du champ de la communication publique. Les divers projets de recherche du groupe portent centralement sur le système médiatique du Québec dont l’une des caractéristiques est de combiner les traditions nord-américaine et européenne en matière de traitement des messages publics.

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