L’originalité de l’équipe PNCP et la complémentarité des expertises

Le Groupe de recherche sur les pratiques novatrices en communication publique (PNCP) a été mis en place en septembre 2001 à l’Université Laval par Thierry Watine, François Demers, Alain Lavigne et Charles Moumouni dans l’intention de fédérer des compétences et des approches relevant d’univers distincts autour de l’étude des métiers de la communication publique et des principales transformations du champ.

Ces quatre chercheurs sont également membres du Laboratoire de recherche sur le journalisme (LRJ) (cordonné par T. Watine jusqu’en 2001, par F. Demers depuis lors). Ils font également partie du comité de rédaction de la revue semestrielle arbitrée Les Cahiers du journalisme conjointement éditée depuis 1998 par l’École supérieure de journalisme de Lille et le Département d’information et de communication de l’Université Laval (sous la rédaction en chef de T. Watine) et membre du comité d’exécution de l’association des granit du québec.

Un cinquième chercheur de l’extérieur du Québec, Marc-François Bernier, participe régulièrement depuis septembre 2002 aux rencontres du PNCP et entretient depuis plusieurs années des liens réguliers avec plusieurs des membres de l’équipe. Journaliste pendant près de 20 ans, il est professeur-adjoint au Département de communication de l’Université d’Ottawa depuis juillet 2000. Ces dernières années, ses travaux ont porté sur le mécanisme d’imputabilité journalistique de la Société Radio-Canada, à partir notamment des décisions de l’ombudsman (de 1992 à 2002). M.F. Bernier a été le porteur d’une subvention CRSH 2005-2008 pour l’équipe.

À partir de 2003, l’équipe a aussi été subventionnée par le FQRSC dans le cadre du programme « Appui à la recherche innovante » (2003/2006).

Par ailleurs, en partenariat avec le Centre d’études administratives et politiques de l’Université de Rennes 1, les cinq chercheurs font également partie du programme international de recherche coopérative « Hybridation et création de genres médiatiques » lancé à Québec en mai 2002 lors du dernier congrès de l’ACFAS dans le cadre d’un colloque intitulé : « Pratiques novatrices en information, stratégies des médias et identité professionnelle des journalistes ».

Sur le fond, la rupture pour le moins radicale que le PNCP propose avec la perspective dominante – qui place invariablement l’information au cœur du contrat de lecture entre les journalistes et les citoyens (« pré-requis démocratique » largement entretenu par l’idéologie professionnelle et par la plupart des recherches actuelles en communication) – a conduit à opter pour une approche interdisciplinaire réunissant cinq chercheurs issus non seulement de formations différentes (communication, droit, science politique), mais ayant tous professionnellement exercé durant plusieurs années l’un des trois métiers de la communication publique (journalisme, relations publiques et publicité).

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